Notre Père - Unknown Artist
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SENTENCES DES PÈRES SUR LE PROCHAIN…

 

Le pardon

« Un frère insulté par un autre frère s’en vint trouver l’Ancien Sisoès de Thèbes et lui dit : « J’ai été insulté par ce frère et je veux me venger ». L’Ancien le supplia : « Ne le fais pas, mon enfant, laisse plutôt à Dieu le soin de te venger ». Le frère lui répondit : « Je n’aurai de repos que je ne me sois moi-même vengé ». L’Ancien lui dit alors : « Prions, frère », et, se levant, il ajouta : « Mon Dieu, nous n’avons plus besoin que Tu t’occupes de nous, car nous nous vengeons nous-mêmes ». À ces mots, le frère tomba aux pieds de l’Ancien et lui dit : « À partir de maintenant, je ne me dispute plus avec ce frère ; je t’en prie, Père, pardonne-moi ! » (Sisoès 1)

La délicatesse

L’Ancien Jean remontait un jour de Scété avec d’autres frères, mais leur guide se trompa de route, car il faisait nuit. Les frères dirent alors à l’Ancien Jean : « Père, voici que le frère s’est trompé de chemin, que faut-il faire ? » – « Si nous lui disons quelque chose, répondit l’Ancien, cela lui fera de la peine. Mais voici : je vais  faire celui qui n’en peut plus, et déclarer que, dans l’impossibilité de marcher, je veux m’étendre jusqu’au matin ». Ainsi fut fait, et les autres dirent : « Nous aussi, nous n’irons pas plus loin ; nous allons nous asseoir avec toi ». Ils restèrent là jusqu’au matin pour n’avoir pas à faire d’observation au frère. (Jean Kolobos, 17).

Donner sa vie pour le prochain

L’Ancien Pastor disait : « Fais ton possible pour éviter de faire tort à personne, et garde ton cœur réservé avec chacun ». (Poemen, 4) Il dit également : « Il n’y a rien de plus grand que l’amour qui consiste à donner sa vie pour le prochain. En effet, si quelqu’un s’entend adresser une parole méchante et a la possibilité de rendre lui-même la pareille, qu’il lutte, tienne bon et ne contriste pas l’autre à son tour ; ou bien, si on l’a blessé de quelque manière, et s’il le supporte patiemment, sans se venger de celui qui l’a fâché et l’a peiné, en agissant ainsi, il donne sa vie pour son prochain ». (Poemen, 116)

Remettre les dettes

L’Ancien Agathon a dit : « Autant que je le pouvais, je ne me suis jamais endormi en gardant dans mon cœur du ressentiment contre quelqu’un, et je n’ai jamais laissé quelqu’un se coucher ayant quelque chose contre moi ». (Agathon, 4)

Gagner son frère

L’Ancien Antoine disait : « La vie et la mort nous viennent du prochain. Si nous gagnons notre frère, nous gagnerons Dieu ; si nous le scandalisons, c’est contre le Christ que nous péchons ». (Antoine, 9)

 

Le moine alcoolique

 

Il était une fois sur le mont Athos un moine qui vivait à Karyès. Il buvait et s'enivrait tous les jours et était cause de scandale pour les pèlerins. Finalement, il mourut. Cela soulagea les fidèles qui allèrent dire au staretz Païssios qu'ils étaient enchantés que cet énorme problème ait finalement été résolu.

 

Le Père Païssios leur répondit qu'il était au courant de la mort du moine, parce qu’il avoir vu un bataillon entier d'anges venus recueillir son âme. Les pèlerins, surpris, protestèrent et se mirent à expliquer au staretz de qui exactement ils parlaient, pensant qu’il n'avait pas compris.

 

Le staretz Païssios leur expliqua : « Ce moine est né en Asie Mineure, peu de temps avant que les Turcs fassent la razzia de tous les garçons. Pour éviter qu'ils le leur prennent, ses parents l'emmenaient avec eux à la moisson, et pour qu'il ne pleure pas, ils mettaient du raki dans son lait afin de le faire dormir. Par conséquent, il a grandi alcoolique.

 

Plus tard, il trouva un staretz et lui expliqua comment il était devenu alcoolique. Le staretz lui dit de faire des métanies [prosternations] et des prières tous les soirs et de prier la Toute Sainte de l'aider à réduire d'une unité les verres qu'il buvait.

 

Après une année, il réussit à force de la lutte et de pénitence à réduire les 20 verres qu'il buvait à seulement 19. La lutte a continué au fil des ans et il est descendu 2 ou 3 verres, qui le rendaient encore ivre.

 

Le monde a vu pendant des années un moine alcoolique qui a scandalisé les pèlerins, mais Dieu a vu un combattant qui a mené une longue lutte afin de réduire sa passion. »

 

Sans savoir comment chacun essaie de faire ce qu'il veut faire, de quel droit de jugeons-nous son effort?

 

Autres sentences:

 

Une poignée de sable dans la mer immense, voilà ce qu'est le péché de toute chair en comparaisson avec la Providence et la Miséricorde deDieu

 

Aime les pécheurs , en haïssant leurs oeuvres.

 

Quiconque endure avec humilité les accusations dont il est victime a atteint la perfection,et les Saints Anges le considèrent avec un étonnement admiratif.
Il n'est point d'autre vertu aussi élevée et aussi difficile

 

Toute joie est suivi d'une souffrance; toute souffrance endurée au nom de Dieu est suivie d'une joie

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